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Submitted by Anonymous (not verified) on Mon, 11/07/2005 - 16:25

(Avertissement: le francais n'est pas notre langue maternelle)

Point charactéristique: le Courant de Gauche Révolutionnaire qui systematiquement fait oreille sourde aux appels a la discussion sur le terrain polonais – entre autres il empeche l’acces libre a l’Entente de la Gauche Anticapitaliste – en meme temps il présente volontiers de telles discussions qui se déroulent … a l’Ouest de l’Europe.
Le 18 juin a eu lieu une rencontre de groupes de gauche signée par l’AWL avec participation du Courant de Gauche Révolutionnaire.
La discussion sur la plateforme AWL a pris forme de commentaires faits par Yves Coleman (périodique “Ni patrie, ni frontieres”) et Nico Dessaux (Réseau Mondialiste Révolutionnaire).
Bien que cette discussion apporte des points d’interrogations et questions importantes, elle esemble quand meme nous mener a la répetition de réonses pragmatiques ? la situation courante de crise. Elle ne nous approche donc nullement vers la perspective de la sortie de l’impasse ou s’est trouvée la soi-disant nouvelle gauche radicale qui prétend ici de se présenter comme une gauche révolutionnaire.
La plateforme AWL essaie d’aborder d’une façon ouverte sa propre tradition – le trotskysme. Cependant, aujourd’hui, quand les courants post-trotskystes en quete de solutions pragmatiques sont arrivés jusqu’a questioner les fondements du marxisme – pourtant prétendu etre leur confession de foi (et, en meme temps du bolshévisme), cette ouverture semble ne pas satisfaire les alliés (members de coalition?) eventuels. Rien d’étonnant. Les concessions aux dépends des principes ne sauront guere les satisfaire au moins que ces courants ne crient en fin de compte leur capitulation totale confirmée par la négation meme de leurs sources.
Le chemin vers le précipice s’ouvre déja avec le rejet du terme pourtat fondamantal du marxisme – celui de la classe ouvriere et son remplacement par un terme vague et imprécis “les salariés” (travailleurs). Nous n’allons pas faire ici un éxposé sur cette question que nous avons abordé plus d’une fois dans multiples articles. Nous nous contenterons de souligner que AWL traite les deux notions comme si elles étaient parfaitement remplacables l’une par l’autre. Le terme de classe ouvri?re est réservé aux récits de charactere historique ou celle ou le terme de classe des travailleurs sonnerait au moins bizarrement.
Cet usage n’éveille aucun signe de protestation de la part des deux commentateurs. Il semble m?me que dans leur cas c’est une situation parfaitemetn naturelle car – a juger selon leur commentaires – ils sont des opposants du trotskysme et des courants post-trotskystes, de m?me que protagonistes du rejet de la tradition et signification de la Révolution d’Octobre.
En fait, la controverse entre le marxisme (léninisme ou, en plus général, bolshévisme) et l’anarchisme et la nouvelle gauche radicale concerne ce point: quells sont les intérets que doit représenter la gauche révolutionnaire: ceux de la classe ouvriere ou ceux de “tous les exploités et opprimés” (en ce les intérets des minorités sexuelles)? La controverse a une longue histoire depuis les temps ou la socialdemocratie, et puis aussi les menshéviks (qui suivirent les idées en vogue venant de l’Occident), décident de devenir une représentation de la “totalité de la nation”, c’est a dire, dans le cadre de vision primitive de la société bipolaire ils déciderent de considerer dorénavent la democratie bourgeoise comme substitut des buts de la révolution socialiste.
La décomposition du courant post-trotskyste se fait en étapes dictées par l’aile réformiste de la gauche. En partant du fait de remplacer la classe ouvriere par la base qui devait la remplacer temporairement, passant par opposer Lénine et Trotsky au Marx (ou la tradition démocratique), jusqu’a la confusion concernant l’URSS comme un systeme du capitalisme d’état et la nécéssité – bien proche – de renoncer a l’interprétation bolshévique de Cronstadt, la nouvelle gauche radicale se prépare sa Golgote en éspérant (ainsi que les menchéviks et – aujourd’hui – la SLD – Alliance de Gauche Démocratique polonaise) que leur humilité apportera enfin ses fruits attendus – leur admission parmis la “multitude de gauche” et aux salons de “politically correct” jeunesse radicale. Vaines éspérances!
Plutôt disparaitrait le dernier post-trotskyste qui y tiendrait. Cette perspective est d’ailleur prévue par Y. Coleman et N. Dessaux qui sans fausse gene formulent l’avis que le trotskysme comme courant tout a fait engendré et dépendant du stalinisme a perdu toute raison d’etre avec la chute de l’URSS et du bloc d’Est.
L’affaire est bien claire. L’évolution conséquente de la gauche radicale fondée, comme on prétend, sur l’analyse adéquate des changements du monde contemporain, la mene inextricablement a la conclusion que le marxisme orthodoxe est une doctrine dogmatique et périmée. En fait, cette évolution n’est pas le résultat d’une concordance avec la réalité, mais le vieux conflit entre le marxisme et l’anarchisme (les anarchists ne limitent pas leur critique d’autoritarisme aux seuls successeurs bolshéviks du marxisme, mais ils les attendent déja sur le terrain de la vieille bataille qui a eu lieu au sein de la I Internationale). Ce conflit s’est enflamé de nouveau, dans un cadre nouveau, a l’occasion de l’opposition au projet de Lénine de transformer le partie socialdémocrate russe en parti discipliné (soumis entierement aux tâches prolétariennes) qui serait le contraire du principe anarchisant (et reflétant le nouveau visage de la socialdémocratie réformiste), celui des “cercles” ou, comme nous le dirons aujourd’hui – le principe du parti pluraliste ouvert a la “multitude” d’éléments radicaux de points de vue les plus variés.
Ce parti n’aurait pas les moindres chances meme de menacer de quelconque mani?re par l’éclat d’une révolution prolétarienne. Il n’est pas possible de mener une révolution grâce au concert général de la majorité écrasante – ce concert est impossisble pour le temps qui est nécéssaire pour faire stabiliser le nouveau syst?me politique et garder les acquis du prolétariat.
Les conséquences de passer sur les positions menchévik des post-trotskystes d’aujourd’hui sont: le rejet de la dictature du prolétariat (ils essaient d’esquiver le probleme par l’élargissement de la notion de la classe ouvriere a toute la “population qui vit du travail salarié”) et, les grands mots a part, ils évacuent le terrain de la défense de la Révolution d’Octobre pour un compromis pourri avec les anarchistes.
En meme temps, il est curieux que les commentataires du projet AWL sont moins enthousiastes que les post-trotskystes eux-memes du fait que la jeunesse alterglobaliste renonce a l’usage des mots “compromis” comme “socialisme” ou “communisme”. AWL voit dans ce fait la preuve de la victoire du trotskysme sur le stalinisme. Mais cette victoire est celle de Pyrrhus, car elle se fait au prix du rejet du contenu de ces mots et non a cause de la compréhension de la différence subtile entre le communisme des staliniens (“stalinistes révolutionnaires”) et post-trotskystes. Les partisans les plus ardents de cette “nouvelle ligne” sont pourtant … les stalinistes a la tete de l’ATTAC.
Le conflit concerne les principes et non pas les slogans. La lutte pour la définition du mot “communisme” se déroule autour des intérets de la classe ouvriere qui doivent etre défendus avec la plus grande conséquence et non pas autour de la signification du mot tel quel qui, sans son contenu prolétarien est vide de sens et dans de pareilles conditions peut aussi bien etre remplacé par des mots comme “communion” ou “communautarisme”.
En un seul mot, la recherche des possibilités de la critique du marxisme et du bolshévisme de gauche mene a la reconnaissance de divers groupes d’opprimés comme se substituant a la classe ouvriere. Cet embrouillement du probl?me par le moyen d’élargir la notion et la remplaçant par la “classe des travailleurs” est un pas de plus sur le chemin spécifique dans l’histoire de la capitulation idéologique (avec son précédant peut-etre dans l’histoire du christianisme qui – en vocabulaire contemporain – se serait transformé du mouvement de classe pour la lutte d’indépendence nationale a une forme de psychothérapie de la société blazée de Rome en train de sa chute).
En récapitulant, les post-trotskystes dans leur discussion avec les anarchists font figure de quelqu’un qui prend sur soi les péchés des ancetres et reste sur la défensive: le reproche d’autoritarisme avant tout.
Cependant, on voudrait dire que justement parce que Staline a renoncé aux principes bolshéviques (en faisant marche arriere au menshévisme – tellement “réaliste”!) a causé de terribles repressions et le mode autocratique de direction du parti et de l’état (ses fameux zig-zags) qui se sont ajoutés aux difficultés réelles en ce qui concerne le maintien des acquis de la révolution.
Les méthodes de lutte des menchéviks (dont la façon de penser Rosa Luxembourg partageait jusqu’a sa sortie de la prison et qu’elle a abandonné d?s qu’elle a pris connaissance de la véritable situation des bolshéviks) montrent que le bel ésprit des intellectuals change en villain reniement des principes de démocratie si cela peut bien servir leur propre cause. Les anarchistes ont tout aussi renié leurs beaux principes. La seule opposition du terme de l’ouvrier qualifie a celui d’ouvrier spécialisé suppose l’attitude peu sympathique de sexisme car c’est justement la proletarisation des ouvriers spécialisés avait ouvert la possibilite d’émancipation des femmes des couches autres que l’aristocratie (et, dans une certaine mesure, la paysannerie).
La capitulation des principes de démocratie dont la socialdémocratie tellement culturelle d’Allemagne s’est vantée – contrastée a l’”Asiate” de Lénine – apparaît surtout au plein jour si l’on considere le sort de Rosa Luxembourg. L’analogie entre Staline et la socialdémocratie semble plus convaincante que les lieux communs sur la resemblance entre le fascisme et le communisme. En effet, la seule chose que le communisme et le fascisme avaient jamais de commun c’était la socialdémocratie. Le communisme issu de la socialdémocratie qui, en voyant avec horreur son batârd s’est tournée vers les fascistes en choisissant la … démocratie.
La tentative de sortir du cercle des contradictions et empetrement qui font impossible quelconque perspective pour les post-trotskystes au moyen de discussion qui acc?pte les conditions anarchistes et libertaires est une impasse. La seule solution satisfaisante pour ces tendences aurait été le suicide des post-trotskystes comme courant historique.
Nous devons admettre que pour des marxistes orthodoxies cette solution semble aussi prometteuse de créer enfin les conditions d’une confrontation ouverte et honnete (qui ne fasse pas semblant d’?tre ce qu’elle n’est pas) avec les courants qui cont?stent ouvertement le marxisme.
Les post-trotskystes font tout pour obscurcir cette confronatation et pour que ses résultats soient insuffisants, en un mot – ils font tout leur mieux pour s’enfoncer dans ce marécage.

Le 11 juin 2005
Ewa Balcerek et WĹ‚odek Bratkowski

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